Qu’est-ce que le chocolat belge ?

Pour comprendre pourquoi les chocolats belges sont si célèbres et délicieusement addictifs, il est important de savoir exactement comment ils sont fabriqués. Le secret de leur succès réside dans les ingrédients utilisés pour les fabriquer et, bien sûr, dans le processus de production. Une loi créée en 1884 stipule qu’un niveau minimum de 35 % de cacao doit être utilisé, afin d’empêcher l’utilisation de sources de graisses de mauvaise qualité ou d’autres “bidouillages” pour modifier la composition. La production commence dès le début, ce qui implique de surveiller la façon dont les fèves de cacao sont plantées, la façon dont elles sont torréfiées et les fèves utilisées.

Il existe plusieurs lois et règles tacites dans le milieu du chocolat, où la fabrication traditionnelle est privilégiée. Cela explique pourquoi il y a tant de petits chocolatiers indépendants dans toute la Belgique. Cependant, même de grands chocolatiers comme Neuhaus ont réussi à se développer en dehors de la Belgique, mais continuent à n’utiliser que des recettes traditionnelles pour leurs chocolats, dont beaucoup sont encore top secrètes.

Si vous êtes en Belgique et que vous voulez en savoir plus sur le processus de fabrication du chocolat, vous pouvez visiter le MUCC (le musée du cacao et du chocolat), situé près de la Grand Place, la principale place du marché de Bruxelles. Un nouveau “jeu” créé par le musée, le Truck game, vous permet de vous promener dans le centre de Bruxelles tout en découvrant le monde du chocolat dans la ville.

L’héritage chocolaté de la Belgique

Le chocolat belge le plus connue est Côte d’Or, que vous pouvez trouver dans presque toutes les épiceries en Belgique et dans de nombreux endroits dans le monde. Côte d’Or a été fondée par Charles Neuhaus en 1870, qui a ouvert une usine peu après. Le nom fait référence à la Côte d’Or, aujourd’hui le Ghana en Afrique, d’où sont originaires les fèves de cacao. La marque fait désormais partie de la multinationale américaine Mondelez International, qui compte parmi ses autres produits :

  • Oreo
  • Toblerone
  • Mikado
  • Milka
  • Cadbury

Les marques commerciales telles que Neuhaus sont réputées pour leurs délicieux chocolats, et leurs barres de chocolat, pralines et truffes habituelles sont à essayer absolument lors d’une visite en Belgique – mais les produits des chocolatiers locaux et indépendants valent également la peine d’être dégustés !

Aujourd’hui, le chocolat belge est réputé dans le monde entier et continue de jouer un rôle important dans l’économie belge. Le pays compte plus de 2 000 chocolatiers, de sorte que toute personne visitant la Belgique ne devrait pas hésiter à goûter à cette délicieuse friandise.

Pourquoi le chocolat belge est-il si bon ?

1. HISTOIRE

La Belgique a un passé colonial troublé avec le Congo, qui est devenu sa porte d’entrée dans les plantations de cacao d’Afrique et a permis à la Belgique de rapporter des fèves de cacao d’Afrique en Europe à partir des années 1880. Cet accès précoce au cacao avant de nombreuses autres nations et la capacité de comprendre comment traiter au mieux les fèves ont permis aux Belges de produire du chocolat de qualité avant tout le monde en Europe et avant la plupart des pays du monde. Même les Suisses, qui sont réputés pour leur chocolat, ont appris une grande partie de leurs connaissances des Belges.

Une autre évolution historique qui a permis au chocolat belge d’être reconnu comme l’une des meilleures nations chocolatières du monde est sa situation au cœur de l’Europe. Depuis des années, les gens passent par là sur leur chemin vers d’autres lieux importants d’Europe occidentale et s’arrêtent pour offrir un cadeau en chocolat à leurs proches. Oooh, des chocolats belges – j’ai entendu dire qu’ils faisaient d’excellents chocolats là-bas”.

2. INGÉNIERIE

Les Belges sont bons en ingénierie. Nous sommes doués pour développer des processus. Nous sommes doués pour créer des systèmes. C’est pourquoi nous avons été l’un des premiers pays à proposer des machines capables de mélanger les fèves de cacao de manière très fine afin d’obtenir un chocolat extrêmement lisse.

Un autre exemple de cette innovation belge est le processus créé par Jean Neuhaus en 1912, qui a mis au point un moyen de fabriquer une coque froide en chocolat pour ce qu’il appelait des “pralines”. Ces pralines étaient différentes parce qu’elles offraient un mécanisme permettant, pour la première fois, de remplir le chocolat avec une variété de nougats ou de crèmes aromatisés, tels que du café, des noisettes, des fruits ou même du chocolat. Personne d’autre à l’époque n’était capable de fabriquer du chocolat avec une telle complexité de saveurs et ce développement a changé à jamais la façon dont les gens allaient manger du chocolat.

3. CULTURE

De même que de nombreux villages italiens ont un fournisseur d’huile d’olive spécialisée et que de nombreux villages français ont un vignoble local, il est vrai que chaque village belge a sa propre petite boutique de chocolat. Les recettes sont transmises par les familles depuis des générations. Cette culture s’étend à la fois à la qualité des ingrédients utilisés et au soin apporté à la fabrication du chocolat. La grande majorité du chocolat belge n’est pas fabriquée par de grandes entreprises, mais dans de petites chocolateries familiales, à la main et avec un équipement très simple.

Lorsque je fabrique des truffes, des pralines ou des moules à chocolat dans notre cuisine, je m’inspire des chocolateries que je visite sans cesse dans les rues de Gand, d’Anvers et de Bruges. L’attention et le soin apportés à la fabrication d’un produit que le chocolatier veut me faire apprécier sont des éléments que je veux pouvoir reproduire pour ceux qui mangeront mon chocolat, qu’il s’agisse de la famille, des voisins, des amis ou même de Breandán !

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